L’âme des poètes – Charles Trenet (1955)

Longtemps, longtemps, longtemps
après que les poètes not disparu
leurs chansons
courent encore dans les rues

La, foule les chante
un peu distraite
en ignorant le nom de l´auteur
sans savoir
pour qui battaient leurs coeus

Parfois on change
un mon, une phrase
et quand on est à court d´idées
on fait
la la la la la la

Longtempes, longtemps,…

Leur âme légère
c´est leurs chansons
qui rendent gais
qui rendent tristes
filles et garçons
bourgeois, artistes ou vagabonds

« L’âme des poètes » de Charles Trenet)

Richard Desjardins- Les Yankees « Live » Solstice Rouge

La nuit dormait dans son verseau,
les chèvres buvaient au rio
nous allions au hasard,
et nous vivions encore plus fort
malgré le frette et les barbares.

Nous savions qu’un jour ils viendraient,
à grands coups d’axes, à coups de taxes
nous traverser le corps de bord en bord,
nous les derniers humains de la terre.

Le vieux Achille a dit:
« À soir c’est un peu trop tranquille.
Amis, laissez-moi faire le guet.
Allez! Dormez en paix! »

Ce n’est pas le bruit du tonnerre
ni la rumeur de la rivière
mais le galop
de milliers de chevaux en course
dans l’œil du guetteur.

Et tout ce monde sous la toile
qui dort dans la profondeur:
« Réveillez-vous!
V’là les Yankees, v’là les Yankees
Easy come, Wisigoths,
V’là les Gringos!

Ils traversèrent la clairière
et disposèrent leurs jouets de fer.
L’un d’entre eux loadé de guns
s’avance et pogne
le mégaphone.

« Nous venons de la part du Big Control,
son laser vibre dans le pôle,
nous avons tout tout tout conquis
jusqu’à la glace des galaxies

Le président m’a commandé
de pacifier le monde entier
Nous venons en amis.

Maint’nant assez de discussion
et signez-moi la reddition
car bien avant la nuit,
nous regagnons la Virginie! »

V’là les Yankees, v’là les Yankees
Easy come, Wisigoths,
V’là les Gringos!

« Alors je compte jusqu’à trois
et toutes vos filles pour nos soldats
Le grain, le chien et l’uranium,
l’opium et le chant de l’ancien,
tout désormais nous appartient
et pour que tous aient bien compris,
je compterai deux fois
et pour les news d’la CNN:
Tell me my friend,
qui est le chef ici?
Et qu’il se lève!
Et le soleil se leva.

Hey Gringo! Escucha me, Gringo!
Nous avons traversé des continents,
des océans sans fin
sur des radeaux tressés de rêves
et nous voici devant vivants, fils de soleil éblouissant
la vie dans le reflet d’un glaive

America, America.
Ton dragon fou s’ennuie
amène-le que je l’achève.
Caligula, ses légionnaires,
ton président, ses millionnaires
sont pendus au bout de nos lèvres.

Gringo! t’auras rien de nous
De ma mémoire de titan,
mémoire de ‘tit enfant:
Ça fait longtemps que je t’attends.
Gringo! Va-t-en! Va-t-en
Allez Gringo! Que Dieu te blesse!

La nuit dormait dans son verseau,
les chèvres buvaient au rio,
nous allions au hasard
et nous vivions encore plus fort
malgré le frette et les barbares.