Zaz & Cyril Mokaiesh / Utile / Alors… chante ! (2015)

Utile
Julien Clerc
« À quoi sert une chanson si elle est désarmée? »
Me disaient des Chiliens, bras ouverts, poings serrés
Comme une langue ancienne
Qu’on voudrait massacrer
Je veux être utile
À vivre et à rêver
Comme la lune fidèle à n’importe quel quartier
Je veux être utile à ceux qui m’ont aimé
À ceux qui m’aimeront
Et à ceux qui m’aimaient
Je veux être utile
À vivre et à chanter
Ah, la, la, la
La, la
La, la, la, la, la, la
La, la, la, la, la, la
Dans n’importe quel quartier d’une lune perdue
Même si les maîtres parlent et qu’on ne m’entend plus
Même si c’est moi qui chante
À n’importe quel coin de rue
Je veux être utile
À vivre et à rêver
Ah, la, la, la
La, la
La, la, la, la, la, la
La, la, la, la, la, la
« À quoi sert une chanson si elle est désarmée? »
Me disaient des Chiliens, bras ouverts, poings serrés
Comme une langue ancienne
Qu’on voudrait massacrer
Je veux être utile
À vivre et à rêver
Comme la lune fidèle à n’importe quel quartier
Je veux être utile à ceux qui m’ont aimé
À ceux qui m’aimeront
Et à ceux qui m’aimaient
Je veux être utile
À vivre et à chanter
« À quoi sert une chanson si elle est désarmée? »
Paroliers : Julien Clerc / Gil Etienne Roda

George Dalaras & Georges Moustaki – En Méditerranée (Μεσόγειος)

Georges Moustaki – En Méditerranée

Dans ce bassin où jouent
Des enfants aux yeux noirs,
Il y a trois continents
Et des siècles d’histoire,
Des prophètes des dieux,
Le Messie en personne.
Il y a un bel été
Qui ne craint pas l’automne,
En Méditerranée.
Il y a l’odeur du sang
Qui flotte sur ses rives
Et des pays meurtris
Comme autant de plaies vives,
Des îles barbelées,
Des murs qui emprisonnent.
Il y a un bel été
Qui ne craint pas l’automne,
En Méditerranée.
Il y a des oliviers
Qui meurent sous les bombes

Là où est apparue
La première colombe,
Des peuples oubliés
Que la guerre moissonne.
Il y a un bel été
Qui ne craint pas l’automne,
En Méditerranée.
Dans ce bassin, je jouais
Lorsque j’étais enfant.
J’avais les pieds dans l’eau.
Je respirais le vent.
Mes compagnons de jeux
Sont devenus des hommes,
Les frères de ceux-là
Que le monde abandonne,
En Méditerranée.
Le ciel est endeuillé,
Par-dessus l’Acropole
Et liberté ne se dit plus
En espagnol.
On peut toujours rêver,
D’Athènes et Barcelone.
Il reste un bel été
Qui ne craint pas l’automne,
En Méditerranée.