Respire – Valhere

Je marche en équilibre,
Sur des lignes électriques,
Regarde la ville tout en bas,

Mesure le goût de mes risques
Sans quoi plus rien n’existe
Tu pleures toujours à cause de moi
J’mets de l’apnée sur la ville là-dessous
Debout sur la pointe des piedsRespire, respire, respire
Attends, pour moi.

Tu contrôles ma déraison
Mais ne peux rien faire,
Ma maison, ma prison, ça m’indiffère,
J’mets comme des missions tout au bout de mes pistes,
J’fais des listes, de mes questions
J’mets des effets sur vos vies là-dessous,
Des sous dans vos porte-monnaie,

Respire, respire, respire,
Attends, pour moi.

Je marche en équilibre,
Et des fils romantiques,
Pour toi, rien que pour toi, tout en bas
Mesure le gout de mes risques,
Sans toi, moi, je n’existe pas
Je pleurs toujours à cause de toi

J’mets de l’apnée sur la vie là-dessous
Debout il me semble tomber

Respire, respire, respire,
Attends… respire…
Attends,
Pour moi.

Loic Lantoine – Jour de lessive

Jour de lessive

Texte de Gaston Couté
je suis parti ce matin même
encore saoul de la nuit mais pris
comme d’écœurement suprême
crachant mes adieux à paris
et me voilà ma bonne femme
oui foutu comme quatre sous
mon linge est sale aussi mon âme
me voilà chez nous

ma pauvre mère est en lessive
maman maman
maman ton mauvais gâs arrive
au bon moment

voici ce linge où goutta maintes
et maintes fois un vin amer
où des garces aux lèvres peintes
ont torché leurs bouches d’enfer
et voici mon âme plus grise
des mêmes souillures – hélas !
que le plastron de ma chemise
gris,rose et lilas

au fond du cuvier où l’on sème
parmi l’eau la cendre du four
que tout mon linge de bohême
repose durant tout un jour
et qu’enfin mon âme, pareille
a ce déballage attristant
parmi ton âme – ô bonne vieille
repose un instant

tout comme le linge confie
sa honte à la douceur de l’eau
quand je t’aurai conté ma vie
malheureuse d’affreux salaud
ainsi qu’on rince à la fontaine
le linge au sortir du cuvier
mère, arrose mon âme en peine
d’un peu de pitié

et lorsque tu viendras étendre
le linge d’iris parfumé
tout blanc parmi la blancheur tendre
de la haie où fleurit le mai
je veux voir mon âme encore pure
en dépit de son long sommeil
dans la douleur et dans l’ordure
revivre au soleil

Bob Dylan And Johnny Cash – Girl From The North Country

If you’re travelin’ in the north country fair
Where the winds hit heavy on the borderline
Remember me to one who lives there
Oh she once was a true love of mine
See for me if her hair’s hanging down
It curls and falls all down her breast
See for me that her hair’s hanging down
That’s the way I remember her best
If you go when the snowflakes falls
When the rivers freeze and summer ends
Please see for me if she’s wearing a coat so warm
To keep her from the howlin’ winds
If you’re travelin’ in the north country fair
Where the winds hit heavy on the borderline
Please say « hello » to the one who lives there
Oh she was once a true love of mine
If you’re travelin’ in the north country fair
Where the winds hit heavy on the borderline
Remember me to one who lives there
Oh she once was a true love of mine
A true love of mine
A true love of mine
True love of mine
A true love of mine
A true love of mine
She was once a true love of mine
Paroliers : Allan Olsen / Bob Dylan
Paroles de Girl From the North Country © Sony/ATV Music Publishing LLC

Nantes – Barbara

Il pleut sur Nantes
Donne-moi la main
Le ciel de Nantes
Rend mon cœur chagrin

Un matin comme celui-là
Il y a juste un an déjà
La ville avait ce teint blafard
Lorsque je sortis de la gare

Nantes m’était encore inconnue
Je n’y étais jamais venue
Il avait fallu ce message
Pour que je fasse le voyage:

« Madame soyez au rendez-vous
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Faites vite, il y a peu d’espoir
Il a demandé à vous voir. »

A l’heure de sa dernière heure
Après bien des années d’errance
Il me revenait en plein cœur
Son cri déchirait le silence

Depuis qu’il s’en était allé
Longtemps je l’avais espéré
Ce vagabond, ce disparu
Voilà qu’il m’était revenu

Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Je m’en souviens du rendez-vous
Et j’ai gravé dans ma mémoire
Cette chambre au fond d’un couloir

Assis près d’une cheminée
J’ai vu quatre hommes se lever
La lumière était froide et blanche
Ils portaient l’habit du dimanche

Je n’ai pas posé de questions
A ces étranges compagnons
J’ai rien dit, mais à leurs regards
J’ai compris qu’il était trop tard

Pourtant j’étais au rendez-vous
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Mais il ne m’a jamais revue
Il avait déjà disparu

Voilà, tu la connais l’histoire
Il était revenu un soir
Et ce fut son dernier voyage
Et ce fut son dernier rivage

Il voulait avant de mourir
Se réchauffer à mon sourire
Mais il mourut à la nuit même
Sans un adieu, sans un « je t’aime »

Au chemin qui longe la mer
Couché dans le jardin des pierres
Je veux que tranquille il repose
Je l’ai couché dessous les roses
Mon père, mon père

Il pleut sur Nantes
Et je me souviens
Le ciel de Nantes
Rend mon cœur chagrin.