Open data, données publiques à Digne les Bains

Sur le portail Open Data de la région PACA, la ville de Digne les Bains affiche ses ambitions dans un article factuel http://opendata.regionpaca.fr/partenaires/detail/ville-de-digne-les-bains.html. L’article est intéressant et court, je vous invite à le lire.

En particulier la citation suivante :

Données mises à disposition

Piloté par le Service Communication, la Ville de Digne-les-Bains met à disposition du public sur le portail régional opendata.regionpaca.fr, la liste des données suivantes :

Annuaire des associations – Liste des membres du Conseil Municipal – Coordonnées des écoles – Effectifs des écoles par classe – Evènements sportifs 2013 – Liste des prénoms des enfants nés en 2013 – Programme Sortir à Digne saison 2012-2013 – Statistiques des actes d’état civil 2012.

Alors là je dis bravo. Devant des données aussi critiques, aussi confidentielles que le programme des événements ou les coordonnées des écoles, je pense que l’ouverture des données au public est vraiment fondamentale.

Nous attendons bien entendu des données beaucoup plus intéressantes : données budgétaires détaillées, montants détaillés des investissements, les effectifs de la commune par service, les subventions versées par association, etc…

Open Data n’est pas une démarche technique mais avant tout de transparence.

Content, pas content, vol à la roulotte

Je me suis fais voler dans mon véhicule mon ordinateur portable, mon téléphone mobile, mes papiers. Au delà des l’enquiquinement majeur que représente ce genre d’événement, et la gêne occasionnée, je me suis promis de faire un point sur les points d’amélioration possibles pour mieux vivre un événement de ce type.

Les sujets de satisfaction

Mon ordinateur fonctionnait sur Linux. Donc plus difficilement récupérable par un tiers peu habitué.

Les fichiers contenant des données sensibles étaient cryptés avec PGP, et j’avais récemment fait attention à bien supprimer les fichiers non cryptés.

Je fais des sauvegardes au moins une fois par semaine sur un équipement que je laisse à mon domicile, et la plupart des fichiers de travail sont stockés dans l’intranet de XSALTO qui fonctionne avec la console Séolan.

Grâce à la flexibilité de linux, j’ai pu avoir un environnement de travail à nouveau opérationnel à partir des sauvegardes en quelques heures.

Je note toutes les informations importantes dans un fichier texte de base, crypté : numéro de carte de crédit, de carte d’identité, du permis de conduire, de passeport, numéro de série des téléphones, etc.

Mon téléphone est protégé par un code et la carte SIM de même. La boite vocale est protégée par un code : cela permet d’éviter que la personne ayant volé le téléphone puisse consulter la messagerie, et par ailleurs, cela permet de consulter la messagerie vocale depuis n’importe quel autre téléphone, par le 0608080808 sur Orange.

Contrairement à la dernière fois, je n’ai pas perdu les 100 Go de musique et divers fichiers audio!

Le fonctionnement en IMAP au niveau du mail permet un excellent niveau de confort.

Mon navigateur (firefox) est protégé par un mot de passe Maître, qui verrouille l’utilisation de tous les mots de passe enregistrés ainsi que des mots de passe ftp.

Les points d’amélioration

Je me suis promis d’automatiser les tâches de nettoyage des fichiers sensibles cryptés, pour nettoyer toute trace résiduelle.

Je ne négligerai plus la proposition de Linux de crypter le système de fichiers, ce qui permet de protéger les fichiers encore plus sûrement.

Je choisirai la prochaine fois un micro avec un disque suffisamment important pour gérer un doublon complet des données entre le disque de sauvegarde et l’ordinateur.

Mon ordinateur était trop lourd, car durci et équipé d’une batterie longue durée. La conséquence est qu’on le prend moins volontiers lorsqu’on va faire trois courses. Conclusion : plus de risque de se le faire voler dans la voiture où il attend sagement.

Mon carnet de contact était stocké sur la carte SIM : il est perdu. Je ne le sauvegardais pas. Pas très grave mais générateur de travail pour le reconstituer.

Ma carte 3G n’avait pas de code PIN. Erreur!

Il serait vraiment efficace de faire la liste des logiciels et configurations nécessaires à la réinstallation d’un poste de travail.

Tablette Android

Le test du jour : utilisation d’une tablette Archos sous Android. La tablette est conçue de manière similaire à celle de Apple ou de Samsung, à des puièmes près.

Quelques conclusions et remarques à chaud. Pas plus digérées que ça…

  1. A quand une tablette entièrement sous Linux. Les multiples alertes de confidentialité et de sécurité sont vraiment anxiogènes. J’aimerais beaucoup être dans un environnement qui me garantit que personne n’exploite mes faits et gestes en permanence pour me vendre de meilleurs produits ou étudier mon comportement en tant que consommateur. Les alertes de confidentialité sont vraiment théoriques : toutes les applications demandent un accès aux ressources de l’appareil qui dévoilent notre vie privée. Ne pas accepter le dévoilement revient à n’avoir accès qu’à un nombre très limité de fonctions. Par ailleurs, sans être paranoiaque, je suis convaincu (et j’ai la preuve) que nous sommes tous potentiellement espionnés.
  2. Ces équipements sont géniaux pour lire. Cela me réconcilie avec la lecture du journal du matin (ou du soir). Inutile d’avoir un ordinateur sous les yeux, ou de se crever les yeux sur un téléphone portable type iPhone. La lecture est confortable. Remplace aussi avantageusement le programme télé sur l’ordinateur ou sur l’iPhone. Sera certainement l’équipement de référence pour les applications de catalogue en ligne. C’est la bonne taille.
  3. L’ergonomie n’est pas encore au top. Pour diverses raisons, l’iPad /iPhone reste encore supérieur en ergonomie. Ceci dit, c’est très largement agréable à utiliser.
  4. L’autonomie commence à être très correcte. L’écran tactile est agréable.
  5. C’est absolument inutilisable pour travailler sérieusement en ce qui me concerne : clavier bof, lecture orale moyenne, position « tête cassée », ouille mes cervicales. Utilisable en tant qu’équipement d’appoint en déplacement éventuellement, mais pas plus que ça pour moi.
  6. L’utilisation en tant qu’ardoise magique est … magique. Paradis des enfants et des grands qui aiment griphoner.
  7. La collusion Android – Google – Gmail – etc est insupportable. En deux temps trois mouvements on a récupéré tout ce qui y a sur Google, remettant à son juste niveau l’impression de « gentil bordel » qu’on a sous google entre toutes les applications. On a récupéré y compris des choses qu’on avait oublié avoir mises sur Google… et qu’on s’empresse d’enlever (c’est encore ça :)). En deux temps trois mouvement on s’aperçoit qu’on peut tous ses contacts d’un coup aussi.
  8. Cela reste grand pour se balader avec. C’est un peu comme se balader avec un radio-cassette… Donc pas utilisable facilement comme baladeur.
  9. L’utilisation du GPS est agréable, ceci dit, n’ayant pas de 3G sur la tablette en question, cela ne sert pas forcément à grand chose.

Bon, voilà pour le moment…

QR Code : ronchon

Qu’est ce qu’un QR-Code

Le QR Code, c’est le code barre incompréhensible qu’on lit avec un smartphone. Pour en savoir plus, allez sur Wikipedia à la page complète sur le sujet dont voici un extrait.

Le QR code (QR pour Quick Response) est un type de code-barres en deux dimensions (ou code matriciel datamatrix) constitué de modules noirs disposés dans un carré à fond blanc. QR veut dire en anglais Quick Response, car le contenu du code peut être décodé rapidement. Destiné à être lu par un lecteur de code-barres, un téléphone mobile, un smartphone, ou encore une webcam, il a l’avantage de pouvoir stocker plus d’informations qu’un code à barres

, et surtout des données directement reconnues par des applications, permettant ainsi de déclencher facilement des actions comme :
    • naviguer vers un site internet, ou mettre l’adresse d’un site en marque-page ;
  • faire un paiement direct via son cellulaire (Europe et Asie principalement) ;
  • ajouter une carte de visite virtuelle (vCard, MeCard) dans les contacts, ou un événement (iCalendar) dans l’agenda électronique ;
  • déclencher un appel vers un numéro de téléphone ou envoyer un SMS ;
  • encoder un texte libre ;
  • etc.

Ca m’énerve ce truc là, pour deux raisons, outre le fait que cela fait partie des objets techniques à la mode

Je suis un humain

En l’honneur de quoi me donne-t’on à lire, moi, humain, un machin qui est destiné à des machines. Ce truc là est imprimé sur des supports visuels qui me sont destinés et il y prend souvent une grande part. Cela me paraît un vrai contre sens. Je ne sais pas le lire, il n’est pas esthétique, etc.

Je ne sais pas ce qui est codé

Pourquoi est ce que je demanderais à mon téléphone de lire ce machine alors que, la plupart du temps, des informations que je ne maitrise pas sont codées dans le pavé. En clair, lorsque mon téléphone lit ce QR Code, il récupère des informations qui y sont encodées : l’url d’un site, mais éventuellement aussi le journal que je lis, le panneau d’affichage que je lis, et peut être d’autres informations que je ne soupçonne même pas… et qui peuvent me concerner. Ces informations se cumulent à celles que mon smartphone transmet…

Souriez vous êtes tracés

Accessibilité quand tu nous tiens

Séjour aux urgences avec ma petite Juliette pour un bête petit problème d’ongle incarné. En lisant l’intégralité des affiches pendant les 4 heures où j’ai attendu, j’ai remarqué une très belle affiche à l’attention des patients et accompagnants. Cette affiche, manifestement imprimée sur une petite imprimante est fièrement affublée d’un titre en rouge sur fond Vert.

Le titre vibrait (visuellement) et il est illisible. Je me suis alors rappelé que d’ici 2015, l’ensemble des services publics doivent respecter la loi sur l’accessibilité. Cela concerne les sites internet (mon job) qui doivent respecter les normes accessiweb (ou assimilé), mais aussi l’accès aux équipements, bref tout ce qui peut constituer une entrave à l’usage des services publics par des personnes souffrant de déficiences : visuelles, cognitives, motrices, etc.

Le diable gît dans les détails : un utilisateur du service des urgences souffrant d’une déficience visuelle, même légère, ne pourrait pas lire ce document, et ceci pour un bête problème de couleur. Avant d’investir des millions d’euros dans des programmes coûteux, une simple sensibibilisation des salariés des services publics serait vraiment une nécessité.