Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve – Ariane Moffatt

Paroles et musique: Serge Gainsbourg
Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve
Que le ciel azuré ne vire au mauve
Penser ou passer à autre chose
Vaudrait mieux
Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve
Se dire qu’il y a over the rainbow
Toujours plus haut le ciel above
Radieux croire aux cieux croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux
Que notre coeur est mis à sang et à feu
Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve
Comme une petite souris dans un coin d’alcôve
Apercevoir le bout de sa queue rose
Ses yeux fiévreux
Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve
Se dire qu’il y a over the rainbow
Toujours plus haut le soleil above
Radieux Croire aux cieux croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux
Que notre coeur est mis à sang et à feu
Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve
Avoir parfois envie de crier sauve
Qui peut savoir jusqu’au fond des choses
Est malheureux
Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve
Se dire qu’il y a over the rainbow
Toujours plus haut le ciel above
Radieux Croire aux cieux croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux
Que notre coeur est mis à sang et à feu
Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve
Dis-moi que tu m’aimes encore si tu l’oses
J’aimerais que tu trouves autre chose
De mieux
Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve
Se dire qu’il y a over the rainbow
Toujours plus haut le ciel above
Radieux

Magnetic Orchestra et Anne Sila – Demain dès l’aube / Victor Hugo

Victor HUGO   (1802-1885)
Demain, dès l’aube…
Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Ridan – le Petit Prince

Auteurs: Nadir Kouidri
Compositeurs: Nadir Kouidri,Jerome Paret
J’ai bien compris qu’ici aussi tout se joue à peu de choses
Que je compose une vie de rêve au rythme de ma prose
Qu’importe les tendances et les paillettes de leur costume
J’écrirai mes passions et mes souffrances jusqu’à l’arthrose
Et si pour ça aussi je devais prendre une paire de gants
Je boxerais ces mots jusqu’à ce qu’ils plient sous le poids de ma plume
Pour toutes ces nuits passées au coin d’une feuille au clair de lune
Porté par mes amis Pierrot, soutenu comme une enclume
Et si la vie veut faire de moi un petit Prince perdu
Dans le dessein de l’homme, aux allures d’un enfant
Qu’on égare dans les prés, sans savoir dessiner
Jamais je n’oublie d’où je viens, jamais je n’oublie qui je suis
J’ai passé l’âge depuis longtemps de jouer avec le feu
Le « Je » m’importe peu quand le « Nous » nous va si bien
Qu’allons-nous faire ensemble, je penses que l’enjeu vaut la chandelle
Et que dans l’incendie de la vie, je ne suis qu’une étincelle
Portant mon petit fardeau apportant l’eau à mon moulin
Espérant que vos émissaires apprécieront ces lettres
Teintées de l’amertume d’un petit terrien au quotidien
J’ai plus 20 ans depuis longtemps, crois-en mon baromètre
Et si la vie veut faire de moi un petit Prince perdu
Dans le dessein de l’homme, aux allures d’un enfant
Qu’on égare dans les prés, sans savoir dessiner
Jamais je n’oublie d’où je viens, jamais je n’oublie qui je suis
Mais qui construit ces murs, cette forteresse entre nous deux
J’ai peur que le hasard n’aie rien à voir dans ce petit jeu
La gloire, la réussite je te les laisse si tu les veux
Elles ne représentent rien qu’une illusion d’une vie meilleure
Je construirai ma route en attendant mon soleil bleu
Certaines valeurs ne brillent jamais dans les yeux d’un aveugle
Si l’artifice s’approche de trop je lui mettrai le feu
Qu’importe les conséquences, depuis tout petit j’en ai fait le vœu
Et si la vie veut faire de moi un petit Prince perdu
Dans le dessein de l’homme, aux allures d’un enfant
Qu’on égare dans les prés, sans savoir dessiner
Jamais je n’oublie d’où je viens, jamais je n’oublie qui je suis