Auprès de mon arbre

Balade dans ma colline. Digne est une ville douce. Aucun endroit de Digne n’est à plus de 200m de la montagne, de la nature. Par nature j’entends bien montagne sauvage ou colline, non domestiquée.

Peuplée d’arbre de différentes essences, elle est largement dominée par les chênes et les pins. Loin de l’image du grand chêne majestueux, la pluplart de ces arbres se battent pour vivre.

Tordu par la vie, ils se développent lentement, en gardant les stigmates de leur souffrance. Cela ne les arrête jamais. Si la vie est trop difficile, ils contournent les obstacles, économisent leurs efforts, essaient plus tard, différemment, plus haut, plus bas. Ils n’ont pas  de grand projet. Ils avancent jour après jour.

Aujourd’hui, les petits chênes profitent de la fin  de l’automne. Le soleil est fort dans le froid. Le ciel bleu et les couleurs intenses.

Les chênes gardent leurs feuilles mortes une grande partie de l’hiver, donnant à la montagne cet aspect chaud. Ils habillent les collines.

C’est la couleur de mon pays l’hiver.

Life bits de la semaine du 11 novembre

J’ai fréquenté cette semaine un certain nombre de personnes au service des impots et de la direction départementale des finances publiques de l’Isère. Comme à chaque fois que j’ai à travailler avec « ces gens là », je dois reconnaître leur compétence, leur souplesse et l’amabilité globale. C’est loin d’être vrai de toutes les administrations, et cette valeur semble très partagée dans celle là : cela mérite donc d’être souligné.

J’ai reçu au bureau à Digne un panier garni parce que j’ai payé une partie de  la taxe d’apprentissage à la CCI.

Assisté au PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) de ma fille, pendant lequel, une fois de plus, des enseignants sympathiques m’ont expliqué que les parents n’ont pas de rôle pédagogique et ne doivent pas faire travailler les enfants. J’ai le plus grand respect pour les professeurs et instituteurs, mais leur demande d’avoir le monopole de la pédagogie est quand même un peu bizarre.

Entretien passionnant avec Antoine Haincourt, sur le thème du positionnement de marque.

Le rouge

Le rouge vrai le rouge bouche le rouge figue est celui qui me reste au coeur toute l’année. Il est aussi rouge que son vert est vert. C’est le rouge unique et intense. Celui qui traverse l’image et le fruit. Le rouge que nous rêvons et que nous vivons.

L’exception française

Débat animé de Eva Joly interviewée par des journalistes sur France Inter dimanche. J’aime bien ce personnage, dont j’ai lu le bouquin et qui a quand même démontré un courage assez extraordinaire. Cependant les réflexions du style « Il n’y a qu’en France que c’est comme cela », sous entendu on ne voit pas pourquoi ce serait différent en France, quelque soit le sujet, m’énervent un peu.

Dire « Le système des grandes écoles est élitiste ». Oui et alors. Dire « Il encourage la création de caste dans son organisation actuelle ». Oui, ça c’est criticable. Mais c’est l’organisation actuelle du système des grandes écoles qui pose problème. L’argument qui est qu’il n’y a qu’en France que le système fonctionne comme cela est vraiment non recevable. D’une part ce n’est pas vrai, et d’autres parts pourquoi est ce que cela ne pourrait pas être différent en France ?

Scouts

Pique nique avec les scouts de Digne au parc du Brusquet. Ambiance familiale, détendue, agréable. Des moments privilégiés.

Et pourtant les discussions tournent invariablement autour de la difficulté de vivre dans cette ville. La difficulté de garder les jeunes après le bac, qui invariablement doivent quitter le mouvement. La difficulté de vivre sans projet pour la ville.

Voyage à Valberg

Paysage somptueux, brouillard et neige mêlés au soleil et aux couleurs du printemps. Je roule doucement vers Valberg. Doucement parce que cette route entre Digne et Valberg est féérique et que je n’en veux rien rater. Chaque virage déroule de nouveaux paysages.
Paysages de beauté, abandonnée par l’homme, qui y a séjourné si longtemps et durement.
Arrivée à Valberg sur un lit de neige. Images de carte postale.
Rendez vous à l’office du tourisme, puis à la station. Et repartir toujours sous un temps changeant.

Un grec

J’adore ce restaurant, chez Socrates. Petit restaurant grec à Digne. Inattendu et merveilleusement… authentique. Il est convivial, agréable, simple, bon et vrai. La gentillesse du patron est ce qui se fait de mieux à Digne. Plaisir et amitiés dans un lieu à fréquenter.
Aujourd’hui entretien d’embauche. Un jeune homme qui vient de Forcalquier et qui veut faire du télétravail. Difficile de se déplacer de 30 ou 40 kilomètres. Ce n’est pas le premier. Ils veulent rester à Forcalquier. Est qu’il faudra déménager à Forcalquier dont le nom sonne le Luberon ?