Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ; Mon paletot soudain devenait idéal ; J’allais sous le ciel, Muse, et j’étais ton féal ; Oh ! là là ! que d’amours splendides j’ai rêvées !
Mon unique culotte avait un large trou. Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse. Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes, Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques, Comme des lyres, je tirais les élastiques De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur !
Rimbaud, Arthur, « Ma bohème », Œuvres, Paris, Garnier, 1960.
Mais me raconte pas d’histoires Tu sais bien, ce qui ne tourne pas rond Chez moi, ne m’en demande pas trop Tu sais bien, que les fêlures sont profondes Sans moi, ne t’accroche pas si fort Si tu doutes, ne t’accroche pas si fort Si ça te coûte, ne me laisse pas te quitter Alors que je suis sûre de moi Je te donne tout ce que j’ai alors essaie de voir en moi queJe t’aime Mais je t’aime Je t’aime Je t’aime Je t’aime Je t’aime Je t’aime, du plus fort que je peux Je t’aime, et je fais de mon mieuxOn m’avait dit « Attends tu vas voir, l’amour c’est un grand feu » Ça crépite, ça illumine, ça brille, ça réchauffe, ça pique les yeux Ça envoie des centaines de lucioles tout là-haut, au firmament Ça s’allume d’un coup et ça éclaire le monde et la ville différemment Nous on a craqué l’allumette pour l’étincelle de nos débuts On a alimenté ce foyer de tous nos excès, de nos abus On s’est aimé plus que tout, seul au monde de notre bulle Ces flammes nous ont rendus fous On a oublié qu’au final, le feu ça brûleEt je t’aime Je t’aime Je t’aime Je t’aime Oui, je t’aime Je t’aime Je t’aime, du plus fort que je peux Je t’aime, et je fais de mon mieuxJe m’approche tout près de notre feu et je transpire d’amertume Je vois danser ces flammes jaunes et bleues, et la passion qui se consume Pourquoi lorsque l’amour est fort il nous rend vulnérables et fragiles Je pense à nous et je vacille, pourquoi depuis rien n’est facile Je t’aime en feu, je t’aime en or Je t’aime soucieux, je t’aime trop fort Je t’aime pour deux, je t’aime à tord C’est périlleux, je t’aime encore Alors c’est vrai ça me perfore Je t’aime pesant, je t’aime bancale Évidemment ça me dévore Je sais tellement que je t’aime, malSi j’avance, avec toi C’est que je me vois faire cette danse, dans tes bras Des attentes, j’en ai pas Tu me donnes tant d’amour, tant de force Que je ne peux plus, me passer d’toi Si mes mots te blessent, c’est pas de ta faute Mes blessures sont d’hier Il y a des jours plus durs que d’autres Si mes mots te pèsent J’y suis pour rien J’y suis pour rien, rienMais, je t’aime Je t’aime Je t’aime Je t’aime Je t’aime Je t’aime Je t’aime, du plus fort que je peux Je t’aime (Tu m’aimes), et je fais de mon mieux (Tu fais de ton mieux)
20 Year old British Guitarist Alexandra Whittingham plays Capricho Arabe by Francisco Tárrega. Filmed in the Church of St Pierre in Martignac, South-West France.