Auprès de mon arbre

Balade dans ma colline. Digne est une ville douce. Aucun endroit de Digne n’est à plus de 200m de la montagne, de la nature. Par nature j’entends bien montagne sauvage ou colline, non domestiquée.

Peuplée d’arbre de différentes essences, elle est largement dominée par les chênes et les pins. Loin de l’image du grand chêne majestueux, la pluplart de ces arbres se battent pour vivre.

Tordu par la vie, ils se développent lentement, en gardant les stigmates de leur souffrance. Cela ne les arrête jamais. Si la vie est trop difficile, ils contournent les obstacles, économisent leurs efforts, essaient plus tard, différemment, plus haut, plus bas. Ils n’ont pas  de grand projet. Ils avancent jour après jour.

Aujourd’hui, les petits chênes profitent de la fin  de l’automne. Le soleil est fort dans le froid. Le ciel bleu et les couleurs intenses.

Les chênes gardent leurs feuilles mortes une grande partie de l’hiver, donnant à la montagne cet aspect chaud. Ils habillent les collines.

C’est la couleur de mon pays l’hiver.

Le cancre

La poésie du jour que ma fille doit apprendre, sur laquelle des générations ont planché et continuent à plancher.


Le cancre from etrangedesign on Vimeo.

Il n’y a pas que prévert qui parle du cancre. Bien sûr, le personnage de l’enfant fantasque et fantaisiste, sympathique, est séduisant.

Alain Souchon a eu dix ans aussi et s’est senti cancre

Le cancre voyage dans sa tête, il est poëte, il est pur et à l’état de nature

Mais mais mais… comment le cancre de Prévert est il devenu académique et classique, interprété par des enfants qui ne le sont pas ? Comment le cancre est il devenu l’égérie de l’éducation ?

Bon à la fois, certains cancres existent, pas la peine d’aller chercher bien loin.

Bref il y a du boulot. J’espère que je n’ai pas fait de fautes dans les quatre phrases de cet article.

Life bits de la semaine du 11 novembre

J’ai fréquenté cette semaine un certain nombre de personnes au service des impots et de la direction départementale des finances publiques de l’Isère. Comme à chaque fois que j’ai à travailler avec « ces gens là », je dois reconnaître leur compétence, leur souplesse et l’amabilité globale. C’est loin d’être vrai de toutes les administrations, et cette valeur semble très partagée dans celle là : cela mérite donc d’être souligné.

J’ai reçu au bureau à Digne un panier garni parce que j’ai payé une partie de  la taxe d’apprentissage à la CCI.

Assisté au PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) de ma fille, pendant lequel, une fois de plus, des enseignants sympathiques m’ont expliqué que les parents n’ont pas de rôle pédagogique et ne doivent pas faire travailler les enfants. J’ai le plus grand respect pour les professeurs et instituteurs, mais leur demande d’avoir le monopole de la pédagogie est quand même un peu bizarre.

Entretien passionnant avec Antoine Haincourt, sur le thème du positionnement de marque.

50 années

Les 50 ans de mariage, Noces d’Or, de Maurice Paul et Lucie Doménech. Un moment d’émotion et de plaisir autour de la famille rassemblée à l’occasion.

L’Agence régionale de santé refuse de maintenir l’hôpital de Digne sous perfusion

Le déficit de l’hôpital de Digne-les-Bains continue de se creuser. Pour stopper l’hémorragie, l’Agence régionale de santé a demandé qu’un audit soit réalisé sur « l’équilibre financier et la salubrité comptable » de l’établissement. Les résultats seront connus en avril 2012 et « établiront les leviers d’actions pour améliorer l’activité et obtenir des résultats », explique Valérie Bourgeois pour l’ARS. Mais, devançant l’échéance, le directeur de l’hôpital Frédéric Rigal a fait savoir dans une note d’information qu’ « une importante restructuration de la Médecine Chrirurgie Obstétrique (MCO) sera entreprise d’ici la fin de l’année », détaille le Dauphiné Libéré (édition des Alpes du Sud datée de ce jeudi).

Article du Dauphiné Libéré, le 19/10/2011

Le rouge

Le rouge vrai le rouge bouche le rouge figue est celui qui me reste au coeur toute l’année. Il est aussi rouge que son vert est vert. C’est le rouge unique et intense. Celui qui traverse l’image et le fruit. Le rouge que nous rêvons et que nous vivons.

L’exception française

Débat animé de Eva Joly interviewée par des journalistes sur France Inter dimanche. J’aime bien ce personnage, dont j’ai lu le bouquin et qui a quand même démontré un courage assez extraordinaire. Cependant les réflexions du style « Il n’y a qu’en France que c’est comme cela », sous entendu on ne voit pas pourquoi ce serait différent en France, quelque soit le sujet, m’énervent un peu.

Dire « Le système des grandes écoles est élitiste ». Oui et alors. Dire « Il encourage la création de caste dans son organisation actuelle ». Oui, ça c’est criticable. Mais c’est l’organisation actuelle du système des grandes écoles qui pose problème. L’argument qui est qu’il n’y a qu’en France que le système fonctionne comme cela est vraiment non recevable. D’une part ce n’est pas vrai, et d’autres parts pourquoi est ce que cela ne pourrait pas être différent en France ?